Québec 2026·Projection quotidienne des sièges·Daily seat projection·5 oct. →
← Retour aux enjeux
Veille continentale

Afrique

Dernière mise à jour : 13 septembre 2026 · Revue et améliorée sur place, non republiée comme nouvel article

État des lieux. L’Union africaine compte 55 États membres, dont la République arabe sahraouie démocratique. Les langues et les monnaies héritées de l’époque coloniale continuent d’influencer la manière dont ces États commercent et s’alignent. La zone du franc CFA couvre 14 États : huit au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et six au sein de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale). La langue et la monnaie ne coïncident pas toujours parfaitement. La Guinée-Bissau et la Guinée équatoriale utilisent le franc CFA. Elles appartiennent aussi à la Communauté des pays de langue portugaise avec l’Angola, le Cap-Vert, le Mozambique et São Tomé-et-Príncipe. Les deux francs CFA sont indexés sur l’euro à parité fixe. Le Trésor français s’engage à fournir des euros en cas de besoin. La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) conserve toujours une partie de ses réserves sur un compte d’opérations auprès du Trésor français. La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a fermé ce type de compte en janvier 2020. Le 19 juillet 2026, les dirigeants de la CEDEAO ont réaffirmé leur « engagement ferme en faveur du lancement de l’ECO en 2027 ». Seuls les États qui remplissent les critères de convergence rejoindront le premier groupe.

Le moment décisif

La rupture la plus marquée en Afrique de l’Ouest oppose désormais la CEDEAO à la Confédération des États du Sahel (AES). Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont adopté le traité instituant la confédération à Niamey le 6 juillet 2024. Leur retrait de la CEDEAO a pris effet le 29 janvier 2025. Les trois États ont inauguré une banque d’investissement commune, la BCID-AES, à Bamako en décembre 2025. Ils ont mis en place une force militaire unifiée dont le quartier général est situé à Niamey le même mois. Ils en ont porté les effectifs de 5 000 à 6 000 soldats en février 2026. En juin 2026, les trois États ont déposé leurs notifications de retrait du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Chaque retrait prend effet un an après la notification. Le 24 août 2026, le Parlement de la confédération, composé de 45 membres, a ouvert sa première session à Niamey. La CEDEAO privilégie le dialogue. Son communiqué de juillet prolonge le mandat de son négociateur en chef jusqu’en décembre 2026. Il précise que les pourparlers avec les trois États se tiendront « exclusivement en tant que bloc unifié ». La CEDEAO mandate également le président de sa Commission pour collaborer avec l’AES en vue d’un « mécanisme pragmatique de coopération en matière de sécurité ». La CEDEAO a nommé le général Birame Diop à la présidence de sa Commission à compter du 1er septembre 2026. Le véritable test consistera à voir si l’AES parvient à rester soudée face à la pression armée. Lors des combats de 2026 au Mali, les deux autres membres « n’ont pas déployé de forces dans le cadre de l’accord de défense régionale du groupe ».

Qui détient le pouvoir de pression ?

Les puissances extérieures se livrent une concurrence directe pour s’approprier les ressources enfouies sous le sol africain. La République démocratique du Congo (RDC) a extrait 230 000 des 310 000 tonnes de cobalt produites dans le monde en 2025 et détient la moitié des réserves connues, selon l’US Geological Survey. Le 4 décembre 2025, Washington a signé un accord de partenariat stratégique avec Kinshasa. Il a aussi conclu un accord-cadre économique distinct avec Kigali. Ces signatures ont eu lieu parallèlement aux accords de Washington entre la RDC et le Rwanda. En janvier 2026, des avocats congolais ont demandé à la Cour constitutionnelle de la RDC de statuer que l’accord avec les États-Unis devait être approuvé par le Parlement ou par référendum. En février 2026, lors d’une réunion ministérielle américaine sur les minerais critiques, la Guinée et le Maroc ont signé de nouveaux accords-cadres bilatéraux ou protocoles d’entente avec les États-Unis. Pékin conserve une position de force. En mars 2026, la Chine et la RDC ont conclu un nouvel accord minier. La Chine demeure le principal créancier de la RDC. Les groupes armés disposent également d’un levier d’influence sur le terrain. Au Mali, le groupe JNIM, lié à Al-Qaïda, a déclaré un blocus sur le carburant le 3 septembre 2025. Plus de 300 camions-citernes ont été détruits depuis. Le carburant parvient désormais à Bamako sous escorte militaire.

À surveiller

La démographie demeure le principal enjeu à long terme du continent. La population africaine est passée de 283 millions d’habitants en 1960 à plus de 1,5 milliard en 2024. Une analyse réalisée en 2024 par les services de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) prévoit qu’elle atteindra 2,5 milliards d’ici 2050, soit 28 % de la population mondiale, contre 10 % en 1960. La Banque mondiale prévoit que plus de 620 millions de personnes rejoindront la population active africaine d’ici 2050. La même analyse de la CEA indique clairement qu’« un dividende démographique n’est en aucun cas garanti ». Chaque année, plus de 10 millions de jeunes entrent sur le marché du travail africain. La croissance actuelle ne crée qu’environ 3 millions d’emplois formels. Sur 304 millions de jeunes travailleurs, 104 millions vivent dans des ménages en situation d’extrême pauvreté. La Banque mondiale prévoit une croissance de 4,1 % pour l’Afrique subsaharienne en 2026. Dates clés : le mandat de négociation de la CEDEAO avec l’AES court jusqu’en décembre 2026. Le parti au pouvoir en Angola tient son congrès en décembre 2026. Les retraits des États du Sahel de la CPI prennent effet en juin 2027. Une épidémie d’Ebola de la souche Bundibugyo est déclarée en RDC le 15 mai 2026. Elle a fait plus de 2 000 morts au 11 août. Aucun vaccin homologué ne cible cette souche.

Pays à surveiller : douze à suivre

Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara a remporté un quatrième mandat en octobre 2025 avec 89,77 % des voix. Les autorités ont écarté deux de ses principaux rivaux. Laurent Gbagbo a été exclu en raison d’une condamnation pénale. Tidjane Thiam a été disqualifié pour avoir acquis la nationalité française. La Banque mondiale estime la croissance à 6,3 % en 2025. Elle prévoit 5,8 % pour 2026 si les tensions au Moyen-Orient persistent. Dans son discours prononcé en août 2026 à l’occasion de la fête de l’indépendance, M. Ouattara a lié ses objectifs de développement au Plan national de développement 2026-2030. La France a retiré ses troupes et cédé ses bases militaires en Côte d’Ivoire, comme elle l’a fait au Tchad, au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Abidjan entretient des relations de travail avec Bamako. En août 2026, des experts ivoiriens et maliens se sont mis d’accord sur un projet de traité fixant leur frontière commune. Les deux États devraient le signer avant la fin de l’année 2026.

Nigéria. Le gouvernement de Bola Tinubu enregistre des avancées intérieures. Il fait aussi face à des pressions de Washington. Fin 2025, les États-Unis ont désigné le Nigéria comme « pays suscitant des préoccupations particulières » en matière de liberté religieuse. Les dépenses de défense sont passées de 2 980 milliards de nairas en 2023 à 4 910 milliards de nairas en 2025. La Banque mondiale estime la croissance de 2025 à 4 %. L’autorité de régulation du secteur amont nigérian, la NUPRC, a fait état d’une production de pétrole brut de 1,56 million de barils par jour en juin 2026, son plus haut niveau depuis avril 2020. Le Nigeria a indiqué à l’OPEP que sa production avait augmenté de 35 000 barils par jour pour atteindre 1,573 million de barils par jour en août 2026.

RDC. Aucune des deux voies de paix n’a encore mis fin aux combats. La RDC et le Rwanda ont signé un accord de paix à Washington le 27 juin 2025. Ils l’ont réaffirmé dans les Accords de Washington du 4 décembre 2025. L’Oakland Institute a fait état de plus de 1 000 civils tués au cours des mois qui ont suivi la signature de juin. Dans la voie de paix menée par le Qatar, la RDC et le groupe armé AFC/M23 ont signé le cadre de Doha le 15 novembre 2025. Les pourparlers menés en Suisse du 17 au 21 août 2026 ont produit une feuille de route avec des « étapes séquentielles et des échéances ». Ils ont aussi défini une méthode commune pour signaler les violations du cessez-le-feu. Le conflit a déplacé environ 5,3 millions de personnes. Une épidémie d’Ebola aggrave l’urgence sanitaire. L’OMS l’a déclarée urgence de santé publique de portée internationale le 17 mai 2026. La Banque mondiale estime la croissance à 5,5 % en 2025. Elle prévoit une moyenne de 5,1 % pour la période 2026-2028 alors que la croissance de la production minière ralentit. Kinshasa a suspendu les exportations de cobalt de février à octobre 2025. Lire la veille complète sur la RDC → — le breffage, une veille médias quotidienne en anglais et en français, internationale et nationale, et une veille des réseaux sociaux.

Angola. João Lourenço ne peut pas se présenter pour un troisième mandat présidentiel en 2027. Il souhaite toutefois conserver le contrôle du MPLA, le parti au pouvoir. Son congrès de décembre 2026 pourrait être le véritable moment décisif pour la succession, car c’est le chef de file de la liste nationale du parti vainqueur qui devient président. Lourenço n’a pas désigné de successeur. Le MPLA détient 124 sièges à l’Assemblée nationale, ce qui est insuffisant pour atteindre la majorité des deux tiers requise pour une révision constitutionnelle. Le corridor de Lobito représente l’atout extérieur principal de l’Angola. Il s’étend sur 1 300 km, depuis la « Copperbelt » en RDC et en Zambie jusqu’au port atlantique angolais de Lobito. La Société américaine de financement du développement international (IDFC) affirme que ses investissements dans cette région « contribuent à garantir des chaînes d’approvisionnement fiables et à empêcher la monopolisation par la Chine et d’autres concurrents stratégiques ».

Maroc. La position de Rabat sur le Sahara occidental gagne du soutien. Ce territoire est contesté. L’Union africaine compte la République arabe sahraouie démocratique parmi ses membres. Le 31 octobre 2025, la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies a renouvelé la mission de la MINURSO. Elle a désigné la proposition d’autonomie présentée par le Maroc en 2007 comme base des négociations. Le 31 octobre devient la « Journée de l’unité ». Le 2 août 2026, le président Trump écrit au roi Mohammed VI : « Nous reconnaissons la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. » Le 7 septembre 2026, la Grèce déclare soutenir les négociations menées sous l’égide de l’ONU « sur la base de la proposition d’autonomie marocaine ». Le 8 septembre, 40 États ont appuyé ce plan au Conseil des droits de l’homme des Nations unies. À l’intérieur, le mouvement « GenZ212 » a réclamé en 2025 un meilleur accès aux soins, une éducation de qualité et la fin de la corruption. Les forces de sécurité ont tué trois personnes et arrêté environ 2 100 manifestants. Le Maroc a aussi approuvé des projets d’hydrogène vert de 32,5 milliards de dollars, avec des investisseurs des États-Unis, d’Espagne, d’Allemagne, des Émirats arabes unis, d’Arabie saoudite, de Chine et du Maroc.

Égypte. Le FMI a approuvé un versement de 1,8 milliard de dollars en faveur de l’Égypte le 31 juillet 2026, à l’issue de sa septième évaluation. Cela porte le montant total des versements effectués au titre de ses deux accords avec le FMI à environ 7,3 milliards de dollars. Le Fonds prévoit une hausse de l’inflation à 16,7 % au second semestre 2026 et met en garde contre une « dette publique élevée ». Le différend sur le Nil s’est à nouveau envenimé. L’Éthiopie a inauguré le grand barrage de la Renaissance le 9 septembre 2025. L’Égypte a porté la question devant le Conseil de sécurité de l’ONU le même mois. En mars 2026, l’Éthiopie a annoncé trois nouveaux projets hydroélectriques sur le Nil Bleu. À la mi-août 2026, le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie a déclaré que l’Éthiopie « contrôlerait les débits du Nil ». Une source gouvernementale au Caire a rétorqué que « l’Égypte ne permettra pas que cela se produise ». Le FMI finance ses réformes. La société russe Rosatom construit la centrale nucléaire d’El Dabaa. Ce projet coûte 25 milliards de dollars. Il est financé en grande partie par un prêt de l’État russe.

Éthiopie. Le barrage de la Grande Renaissance, d’une puissance nominale de 5 150 mégawatts, est la plus grande centrale hydroélectrique d’Afrique. L’Éthiopie exporte de l’électricité vers le Kenya, le Soudan et Djibouti. Aucun accord global ne régit encore l’utilisation du barrage avec les pays situés en aval. Le Parti de la prospérité d’Abiy Ahmed a largement remporté une nouvelle majorité parlementaire lors des élections de juin 2026. Aucun scrutin n’a eu lieu au Tigré. Le scrutin n’a pas non plus eu lieu dans au moins huit des 138 circonscriptions de l’Amhara en raison de l’insécurité. En mai 2026, le principal parti du Tigré a pris des mesures pour réaffirmer son contrôle sur l’administration régionale. Concernant la dette, l’Éthiopie a conclu un accord préliminaire avec ses principaux créanciers au sujet de son emprunt obligataire d’un milliard de dollars le 29 juin 2026. Un accord conclu en janvier 2026 avait échoué après que les créanciers officiels s’y furent opposés. La Banque mondiale prévoit une croissance de 7,2 % pour 2025/26.

Congo-Brazzaville. Denis Sassou Nguesso, âgé de 82 ans, a été réélu le 15 mars 2026 avec 94,9 % des voix. Il a pris ses fonctions pour la première fois en 1979. Il est revenu au pouvoir en 1997 après avoir perdu les élections de 1992. En 2015, des modifications constitutionnelles ont supprimé les limites d’âge et de mandats présidentiels. ISS Africa note que les dirigeants de l’opposition Michel Mokoko et André Okombi Salissa ont été arrêtés pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État ». La succession au sein du PCT, parti au pouvoir, reste incertaine. ISS Africa considère que le fils du président, Denis-Christel Sassou Nguesso, est le successeur le plus probable, face à des rivaux au sein du parti, dont Jean-Jacques Bouya. Le 25 avril 2026, le nouveau gouvernement a maintenu Anatole Collinet Makosso au poste de Premier ministre. Il a nommé M. Bouya vice-Premier ministre chargé des infrastructures. Selon la Banque mondiale et le FMI, la dette publique atteignait environ 97,3 % du PIB fin 2025. Fin 2024, la dette envers la Chine, y compris les créanciers commerciaux, représentait 11,1 % du PIB. Cette part constituait une part importante de la dette extérieure. La société chinoise Wing Wah a signé en septembre 2025 un contrat de 23 milliards de dollars pour l’exploitation de trois gisements pétroliers. Eni a expédié la première cargaison depuis son usine flottante de GNL de Nguya en février 2026. Cette opération a porté la capacité de production de GNL du Congo à 3 millions de tonnes par an. Les liens avec la France sont profondément enracinés. Charles de Gaulle est arrivé à Brazzaville le 24 octobre 1940. Il en a fait la capitale de la France libre jusqu’en juin 1943. Lors de la Conférence de Brazzaville de janvier-février 1944, il a pour la première fois évoqué la perspective d’une émancipation des colonies africaines de la France. Aujourd’hui, la balance penche en faveur de Pékin. Le ministère français des Affaires étrangères indique que les investissements français au Congo ont chuté de 21 % entre 2020 et 2024, pour s’établir à 2,59 milliards d’euros. La Chine est désormais le premier partenaire commercial du Congo, tant à l’importation qu’à l’exportation, tandis que la France occupe la troisième place parmi ses fournisseurs. Quelque 54 filiales françaises y sont encore implantées.

Mali. La transition dirigée par Assimi Goïta n’a toujours pas de date de fin fixée. En juillet 2025, il a reçu un mandat renouvelable de cinq ans, « autant de fois que nécessaire, jusqu’à la pacification du pays ». Les autorités ont dissous tous les partis politiques en mai 2025. La situation sécuritaire a basculé le 25 avril 2026. Le JNIM et le Front de libération de l’Azawad (FLA) ont lancé des attaques coordonnées contre Kidal, Bamako, Kati, Gao, Mopti et Sévaré. Un attentat à la voiture piégée contre sa résidence à Kati a coûté la vie au ministre de la Défense, Sadio Camara. Le Corps africain de Russie s’est retiré de Kidal. Le FLA et le JNIM contrôlent désormais Kidal, Tessalit et Tinzaouatène. Une deuxième vague d’attaques a suivi le 5 juillet 2026. Selon l’ACLED, le nombre de victimes d’attaques menées par des militants a augmenté de 35 %, pour atteindre 3 435 au cours des sept premiers mois de 2026. En juillet 2026, le carburant ne parvenait toujours à Bamako que sous escorte armée. Barrick a réglé son différend avec Bamako en novembre 2025. Le gouvernement a accepté de restituer le complexe de Loulo-Gounkoto à l’entreprise. Le FMI prévoit une croissance de 5,4 % en 2026. Il soutient un « cadre budgétaire non minier » visant à protéger la politique économique des cycles des matières premières.

Sénégal. Le 1er septembre 2026, le Sénégal a franchi un tournant en matière d’endettement. Les services du FMI ont approuvé une nouvelle facilité de crédit élargie (ECF) de 36 mois, d’un montant d’environ 2,2 milliards de dollars, sous réserve de l’approbation du Conseil d’administration. Le même jour, le ministère des Finances a lancé un plan de traitement de la dette. Il a indiqué qu’il chercherait à bénéficier d’une version renforcée du Cadre commun du G20. La dette libellée en francs CFA n’est pas concernée par ce plan. Environ 4,8 milliards de dollars d’euro-obligations sont visés par ce plan. Le gouvernement a annoncé qu’il paiera le coupon du 13 septembre sur son emprunt à échéance 2048. Ce plan fait suite à la découverte de plus de 11 milliards de dollars de dette, selon les chiffres de fin 2023, qui n’apparaissaient pas dans les données antérieures. Le président Bassirou Diomaye Faye a limogé le Premier ministre Ousmane Sonko fin mai 2026. Il a nommé l’économiste Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo pour le remplacer. Le PASTEF de M. Sonko détient 130 des 165 sièges de l’Assemblée. Le parti a ensuite élu M. Sonko président de l’Assemblée. En novembre 2025, M. Sonko avait qualifié la restructuration de la dette de « honte ». M. Faye a fondé son propre parti, Kiiraay, en juillet 2026. Il a pris la présidence de la CEDEAO le 19 juillet. Le gisement pétrolier de Sangomar a rapporté 1,287 milliard de dollars à l’opérateur Woodside au cours du premier semestre 2026. Le projet gazier Greater Tortue Ahmeyim, exploité par bp et partagé avec la Mauritanie, fournit du gaz depuis janvier 2025.

Guinée équatoriale. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a pris le pouvoir lors d’un coup d’État en 1979. Il dirige toujours le pays. Son fils, Teodoro Nguema Obiang Mangue, est vice-président. Freedom House attribue au pays une note de 5 sur 100 et le classe dans la catégorie « Non libre ». Les tribunaux français ont condamné le vice-président pour détournement de fonds et blanchiment d’argent. Cette condamnation a été confirmée en juillet 2021. Le pays se trouve à la croisée de plusieurs blocs. Il utilise le franc CFA et fait également partie de la CPLP.

Gabon. Le Gabon a transformé son coup d’État de 2023 en un régime élu. Une nouvelle Constitution a été adoptée par référendum en novembre 2024. Brice Oligui Nguema, le chef de la transition, a remporté l’élection présidentielle d’avril 2025. Son Union démocratique des bâtisseurs a ensuite remporté plus de 100 des 145 sièges de l’Assemblée nationale lors des élections de septembre-octobre 2025. L’ancien parti au pouvoir, le PDG, en a obtenu 15. L’économie reste fragile. La Banque mondiale estime la croissance de 2025 à 2,5 %. Les gisements pétroliers vieillissants entraînent une baisse de la production. Elle met en garde contre « d’importantes pressions budgétaires et liées à la dette ». L’État a renforcé son rôle dans le secteur pétrolier. La Compagnie gabonaise de pétrole a exercé son droit de préemption. Elle a racheté Assala Energy à Carlyle pour 1,3 milliard de dollars en juin 2024. La présence française s’est réduite, sans pour autant disparaître. Il y a dix ans, environ 1 200 soldats français étaient stationnés au Gabon. Il n’en reste aujourd’hui pas plus de 200. La base de Libreville et celle de Djibouti constituent les dernières bases militaires permanentes de la France en Afrique.

Les sources de la veille par pays sont les suivantes : Al Jazeera, 27 octobre 2025 (Côte d’Ivoire) · Banque mondiale, aperçu de la Côte d’Ivoire · Pan African Visions, 7 août 2026 · Agence Ecofin, 27 août 2026 · USCIRF, Nigeria (désignation CPC) · PRNigeria, mai 2026 · Banque mondiale, aperçu du Nigeria · Vanguard, juillet 2026 (données de la NUPRC) · Vanguard, 11 septembre 2026 (données de l'OPEP) · Oakland Institute, octobre 2025 · Ministère des Affaires étrangères du Rwanda, 15 novembre 2025 · Al Jazeera, 23 août 2026 · Banque mondiale, aperçu de la RDC · Maka Angola, juillet 2026 (Angola) · Al Jazeera, 27 mai 2026 · HRW, Rapport mondial 2026 (Maroc et Sahara occidental) · timeanddate.com, Journée de l’Unité · Vanguard, 2 août 2026 · Ministère marocain des Affaires étrangères, 7 septembre 2026 Morocco World News, 8 septembre 2026. Africa Energy Portal. Daily News Egypt, 31 juillet 2026 (Égypte). Al Jazeera, 21 août 2026. Asharq Al-Awsat, 17 août 2026. The National, 17 août 2026. Construction Review Online. Mongabay, février 2026 (Éthiopie). Al Jazeera, 1er juin 2026. Al Jazeera, 21 juin 2026. Semafor, 29 juin 2026. The Reporter Ethiopia, janvier 2026. Xinhua, 25 avril 2026 (Congo-Brazzaville). ISS Africa, 9 mars 2026. Évaluation conjointe de la Banque mondiale et du FMI (DSA), mars 2026. Semafor, 10 septembre 2025. Eni, 7 février 2026. Fondation Charles de Gaulle. Ministère français des Affaires étrangères, fiche d’information sur le Congo, février 2026. Al Jazeera, 4 juillet 2025 (Mali). Al Jazeera, 26 avril 2026. RFE/RL, 28 avril 2026. ISS Africa, 2 septembre 2026. Africa Defense Forum, septembre 2026 (données ACLED). Barrick, 24 novembre 2025. Agence Ecofin, 25 mars 2026. Communiqué de presse n° 26/282 du FMI, 1er septembre 2026 (Sénégal). Ministère des Finances du Sénégal, 1er septembre 2026. Agence Ecofin, 6 septembre 2026. Africa Press, 1er septembre 2026. Al Jazeera, 2 juin 2026. Brookings, juin 2026. Al Jazeera, 26 juillet 2026 · SENTV, 29 juillet 2026 · bp, janvier 2025 · Freedom House 2025 (Guinée équatoriale) · Human Rights Watch, Guinée équatoriale · IPU Parline (Gabon) · Banque mondiale, aperçu du Gabon · African Business, août 2025 · Channels Television, 26 mars 2025

Les enjeux sont établis à partir de déclarations officielles de première main et d’études institutionnelles, recoupées avec des sources journalistiques sérieuses. Ils décrivent comment se déplacent le pouvoir, le capital et les institutions. Nous les corrigeons et les améliorons sur place à mesure que la situation évolue, plutôt que de les republier comme de nouveaux articles. — Voir tous les enjeux